Le village de Reillanne et son histoire

Le village de Reillanne en Provence et son histoire

Le village de Reillanne et son histoire

Antiquité  (Le village de Reillanne et son histoire)

La voie domitienne traversait la commune, allant d’Italie en Espagne. À proximité des Roussetys, elle franchissait le torrent du Vallon par un gué aménagé similaire à celui du Reculon, à Saint-Michel-l’Observatoire

Moyen Âge et période moderne (Le village de Reillanne et son histoire)

Reillanne apparaît dans les chartes en 909 sous le nom de Reglana, quand il est fait mention de la villa Pineta (actuel château Pinet) et de l’église Saint-Suffrein (sancti Sisfredi). Elle appartenait à l’abbaye de Montmajour, qui en percevait les revenus, moins le quart des dîmes et le tiers des offrandes aux morts, que l’archevêque d’Aix se réservait

La bourgade a une certaine importance au Moyen Âge. La légende affirme que les Templiers ont construit un monastère, cependant rien ne l’affirme. Ce monastère est en fait franciscain. La paroisse relevait elle du prieuré de Carluc, et donc indirectement de l’abbaye de Montmajour. Les revenus de cette église allait donc à cet ordre, moins le quart des dîmes et le tiers des offrandes aux morts, que l’archevêque d’Aix se réservait, comme pour Saint-Suffrein. Le prieuré Saint-Mitre relevait lui de l’abbaye Saint-Victor de Marseille ; à partir de 1237, les franciscains installent dans ce prieuré un hospice pour les pèlerins allant à Rome. Enfin, au XIV siècle, les observantins créent un couvent à Reillane.

À la fin du XII siècle

les Hospitaliers de Saint-Jean ont sous leur garde l’église Saint-Égide (appartenant auparavant au chapitre d’Aix), placée sur l’ancienne via domitia, et un hospice destiné aux voyageurs

Le fief de Reillanne relevait du comté de Forcalquier au XII siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Reillanne, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu’à sa mort, vers 1250

Dès le XIII siècle

la ville bénéficie d’un consulat. La communauté relève de la viguerie de Forcalquier32. Reillanne est le siège d’une vicomté créée en 1346 et dont Foulque d’Agoult fut le premier titulaire. La famille de Pierrevert fut signalée à Reillanne depuis la fin du XIII siècle ; mais elle ne semblait pas avoir de résidence fixe à Reillanne. En 1304, Raymond de Pierrevert — qui était déjà coseigneur de Châteauneuf-lès-Mane (en 1303) — était coseigneur de Reillanne. En 1346, la famille de Pierrevert n’était plus coseigneur de Reillanne. Avant 1320, Engles de Reillanne (?-1340) était coseigneur de Reillanne. Un de ses fils, Bertrand, noble, fut coseigneur de Reillanne. En 1349, Boniface de Reillanne, aîné et jeune, furent coseigneur de Reillanne.

Vers 1357-1358

Arnaud de Cervole, dit l’Archiprêtre, célèbre chef de mercenaires du début de la guerre de Cent Ans, s’empare de Reillanne.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ierd’Anjou. Le seigneur de Reillanne, Boniface, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine.

Avant 1334

Guillaume de Villemus possédait des droits seigneuriaux qu’il céda à Bertrand de Vandroma et à Bertrand Grassi. Sparron de Petraviridi fut aussi l’un des coseigneurs de Reillanne. En 1390, Paul Triboleti, juge des secondes appellations de Marseille (1381) était propriétaire de la bastide De Apulia, à Reillanne.

Une foire se tenait à Reillanne, de la fin du Moyen Âge jusqu’à la Révolution, bénéficiant de la situation de la ville à la jonction de deux itinéraires allant de la vallée de la Durance à celle du Coulon et Avignon, par Apt. Le couvent des observantins est vendu en 1766.

Révolution française (Le village de Reillanne et son histoire)

La Révolution est accueillie avec joie à Reillanne. Quelques excès contre le clergé surviennent toutefois de la part des Jacobins, même s’ils sont limités car les Girondins, qui réprouvent ces excès, sont majoritaires dans le village. Durant cette période, Reillanne compte une société patriotique, créée après la fin de 1792. Lors de la déchristianisation de l’an II, les autorités reillannaises envoient aux administrateurs du district de Forcalquier de nombreux ustensiles prélevés dans l’église de Reillanne. Pourtant, le peuple reste attaché à la foi catholique. Les actes paroissiaux ne diminuent pas, ou peu, entre 17901792 et 1793.

Le vaste château, dont l’enceinte extérieure comptait 18 tours, est entièrement détruit à la suite de la Révolution.

Époque contemporaine (Le village de Reillanne et son histoire)

La commune du Bourget est rattachée à Reillanne en 1846.

Le coup d’État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 10 habitants de Reillanne sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie. En 1865, des moniales s’installent dans l’ancien couvent des observantins, qu’elles abandonnent dans les années 1930.

Comme de nombreuses communes du département, Reillanne se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve.

Au début de la Seconde guerre mondiale

un centre d’internement du service social des étrangers est implanté à Reillanne : des familles espagnoles y sont emprisonnées. Puis elles sont rejointes par des familles juives, l’UGIF intervenant alors au camp. Le , une rafle menée par la police allemande conduit à l’arrestation de 56 juifs dans un centre d’hébergement de Reillanne installé dans l’ancien couvent Notre-Dame des Prés. Ceux-ci sont ensuite envoyés par train à Auschwitz, Mauthausen ou Dachau. Le camp ne ferme qu’à la Libération.

Le couvent Notre-Dame-des-Prés est transformé en colonie de vacances en 1963.

Reillanne aujourd’hui, vous le découvrirez !

 

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